L’OS 2 vise à garantir que l’utilisation de la biodiversité contribue au développement économique et social tout en assurant la conservation à long terme des écosystèmes et des espèces.
Il contribue principalement à l’Objectif mondial B du Cadre mondial de la biodiversité, relatif à l’utilisation durable et au maintien des contributions de la nature aux populations, tout en soutenant les Objectifs A et C.
Objectif : accroître les bénéfices économiques tout en réduisant la pression sur les ressources naturelles.
Objectif : générer des revenus alternatifs et renforcer les incitations à la conservation.
Objectif : concilier conservation et valorisation économique.
Objectif : améliorer la résilience des systèmes agricoles et préserver les services écosystémiques.
Objectif : assurer la régénération des stocks halieutiques.
Objectif : réduire les impacts négatifs des activités extractives.
Objectif : restaurer la productivité écologique et les services écosystémiques.
Objectif : renforcer les services écosystémiques en milieu urbain.
Objectif : assurer une mise en œuvre territorialisée et inclusive.
Objectif : renforcer les moyens de subsistance tout en protégeant la biodiversité.
Objectif : internaliser la valeur de la nature dans les décisions publiques et privées.
Objectif : assurer une utilisation équitable et durable des ressources génétiques.
Les principales mesures prévues dans le cadre de l’OS 2 visent à promouvoir des modèles de production et de consommation durables, à renforcer les chaînes de valeur respectueuses de la biodiversité et à assurer une gestion responsable des ressources naturelles.
L’OS 2 contribue de manière substantielle à l’Objectif mondial B du Cadre mondial de la biodiversité, tout en soutenant la conservation des écosystèmes (Objectif A) et le partage équitable des avantages (Objectif C), à travers une approche intégrée combinant développement économique, restauration écologique et gouvernance participative.
| Objectifs mondiaux | Degré d’alignement |
GBF-T09. GBF-T09.Garantir une gestion et une utilisation durables des espèces sauvages, de façon à procurer des avantages sociaux, économiques et environnementaux aux populations, en particulier aux populations vulnérables et à celles qui dépendent le plus de la biodiversité, notamment grâce à des activités, des produits et des services durables liés à la biodiversité qui contribuent à son amélioration, et protéger et promouvoir les pratiques traditionnelles d'utilisation durable des peuples autochtones et des communautés locales. | Élevé |
GBF-T10. GBF-T10.Assurer une gestion durable des zones agricoles, aquacoles, halieutiques et forestières, en particulier grâce à l'utilisation durable de la biodiversité, notamment en augmentant significativement le recours à des pratiques respectueuses de la biodiversité, telles que l'intensification durable, l'agroécologie et d'autres approches innovantes, contribuant ainsi à améliorer la résilience, l'efficacité et la productivité à long terme de ces systèmes de production, ainsi qu'à renforcer la sécurité alimentaire, à conserver et à restaurer la biodiversité et à préserver les contributions de la nature aux populations, y compris les fonctions et les services écosystémiques. | Élevé |
GBF-T11. GBF-T11.Restaurer, préserver et renforcer les contributions de la nature aux populations, y compris les fonctions et services écosystémiques, tels que la régulation de l'air, de l'eau et du climat, la santé des sols, la pollinisation et la réduction des risques de maladie, ainsi que la protection contre les risques et catastrophes naturels, grâce à des solutions fondées sur la nature et/ou des approches écosystémiques dans l'intérêt de toutes les populations et de la nature. | Élevé |
GBF-T12. GBF-T12.Augmenter significativement la superficie, la qualité et la connectivité des espaces verts et bleus dans les zones urbaines et densément peuplées, ainsi que l'accès à ces espaces et les avantages qu'ils procurent, en systématisant la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité, en tenant compte de celle-ci dans l'aménagement urbain, en améliorant la biodiversité ainsi que la connectivité et l'intégrité écologiques indigènes, en améliorant la santé et le bien-être des personnes et leur lien avec la nature, ainsi qu'en favorisant une urbanisation durable et inclusive et en soutenant la fourniture de fonctions et de services écosystémiques. | Élevé |
1. Accès aux ressources financières FR
L’OS 2 favorise la mobilisation de ressources financières à travers la promotion de chaînes de valeur durables, le développement de l’écotourisme, les micro-projets locaux et l’évaluation économique des services écosystémiques. Ces mécanismes facilitent l’accès aux financements publics, aux partenariats public-privé et aux fonds internationaux liés au climat et à la biodiversité.
2. Biodiversité et santé
La restauration des écosystèmes, la transition agroécologique et la réduction de la pollution contribuent à améliorer la qualité de l’eau, de l’air et des sols. La gestion durable des ressources naturelles participe à la prévention des risques sanitaires liés à la dégradation des écosystèmes (zoonoses, insécurité alimentaire, pollution).
3. Effort collectif pour atteindre les objectifs
L’OS 2 repose sur la participation des collectivités territoriales, du secteur privé, des organisations communautaires et de la société civile, favorisant ainsi une responsabilité partagée et un engagement collectif.
4. Conformité aux accords ou instruments internationaux
Les mesures relatives à l’APA, à la gestion durable des pêches, à la restauration des terres et au suivi environnemental des projets extractifs contribuent à la mise en oeuvre cohérente de la Convention sur la Diversité Biologique et de ses Protocoles, ainsi que d’autres accords environnementaux multilatéraux.
5. Contribution et droits des peuples autochtones et des communautés locales
La protection des savoirs traditionnels et la promotion de la cogestion des ressources naturelles reconnaissent le rôle central des communautés locales dans la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.
6. Coopération et synergies
L’OS 2 favorise les synergies entre les secteurs de l’agriculture, de la pêche, des mines, de l’urbanisme et de l’environnement, ainsi qu’avec les partenaires techniques et financiers, renforçant la cohérence des interventions.
7. Différents systèmes de valeurs
L’évaluation des biens et services écosystémiques permet d’intégrer les valeurs économiques, sociales, culturelles et spirituelles associées à la biodiversité dans la planification du développement.
8. Approche écosystémique
Les actions de restauration écologique, de gestion intégrée des bassins versants et de cogestion des aires protégées illustrent l’application de l’approche écosystémique en considérant les interactions entre les composantes biologiques et humaines.
9. Éducation formelle et informelle
La mise en oeuvre des pratiques agroécologiques, la gestion communautaire des ressources et les initiatives écotouristiques renforcent l’apprentissage pratique, la sensibilisation environnementale et le transfert de connaissances.
10. Réalisation des trois objectifs de la Convention et de ses Protocoles
L’OS 2 contribue simultanément :
Il assure ainsi une mise en oeuvre équilibrée des trois objectifs.
11. Genre
La promotion des chaînes de valeur durables, de la pêche artisanale et des microprojets locaux favorise l’autonomisation économique des femmes et leur participation accrue à la gouvernance des ressources naturelles.
12. Approche fondée sur les droits de l’homme
L’OS 2 soutient le droit à un environnement sain, à l’alimentation et aux moyens de subsistance durables, en renforçant l’accès équitable aux ressources naturelles et aux bénéfices qui en découlent.
13. Équité intergénérationnelle
Les actions de restauration des terres, de reboisement et de gestion durable visent à préserver le capital naturel pour les générations futures.
14. Situation nationale, priorités et capacités
Les mesures tiennent compte des priorités nationales telles que la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, la résilience climatique et la gestion durable des ressources naturelles, tout en renforçant les capacités institutionnelles et locales.
Des explications, incluant quels aspects de l’objectif ou de la cible sont couverts
15. Principes de la Déclaration de Rio
L’OS 2 intègre le principe de précaution, le principe du pollueur-payeur (notamment à travers le suivi des PGES), la participation du public et l’intégration environnementdéveloppement.
16. Droit au développement
En conciliant valorisation économique et conservation, l’OS 2 permet un développement inclusif, générateur de revenus et respectueux des ressources naturelles.
17. Science et innovation
L’évaluation des services écosystémiques, le suivi environnemental et la promotion de pratiques agroécologiques innovantes renforcent l’intégration des connaissances scientifiques dans la prise de décision.
18. Approche pangouvernementale et sociétale
La mise en oeuvre mobilise plusieurs ministères sectoriels, les collectivités territoriales, le secteur privé, les organisations communautaires et les partenaires techniques et financiers, traduisant une approche intégrée et inclusive.
L’OS 2 contribue principalement à :
Objectif B
Objectif A
Objectif B
Objectif A
Objectif B
Objectif A
Objectif B
Objectif A
Objectif B
Objectif A
Objectif A
Objectif B
Objectif A
Objectif B
Objectif A
Objectif B
Objectif B
Objectif D
Objectif B
Objectif C
Objectif B
Objectif D
Objectif C
Objectif B
Bien que l’OS 2 soit fortement aligné sur l’Objectif B, certains éléments du Cadre mondial restent partiellement ou indirectement abordés :
L’OS 2 :
Il constitue ainsi un pilier central de la mise en œuvre nationale du Cadre mondial de la biodiversité, en combinant développement économique durable, restauration écologique et gouvernance inclusive.
1. Initiatives communautaires de conservation et de restauration FR
Existe-t-il des chevauchements ou des liens entre cet objectif national et les objectifs ou
engagements soumis en tant qu'engagements d'acteurs non-étatiques au Cadre de la
biodiversité Kunming-Montréal ?
Veuillez indiquer quel engagement(s) et quel acteur(s)
2. Pratiques agroécologiques locales
3. Promotion de la pêche artisanale durable
4. Partenariats entre ONG et collectivités territoriales
5. Initiatives privées pour la biodiversité
6. Mobilisation des jeunes et acteurs éducatifs
7. Soutien des donateurs et programmes de financement
8. Plateformes de partage de savoirs et d’innovation
9. Intégration des savoirs traditionnels
10. Engagements en termes de gouvernance et transparence
1. Initiatives communautaires de conservation et de restauration FR
• Organisations locales de base s’engagent dans la restauration écologique (plantations villageoises, restauration des mangroves, des dunes, reforestation).
• Groupements féminins et associations rurales organisent des actions de protection des bassins versants et de gestion durable des ressources forestières.
2. Pratiques agroécologiques locales
• Associations de producteurs s’engagent à adopter et diffuser des pratiques agroécologiques (compostage, agroforesterie, cultures associées) pour réduire l’usage des intrants chimiques et renforcer la fertilité des sols.
• Coopératives agricoles intègrent des critères de durabilité environnementale dans leurs cahiers de charges, facilitant l’accès aux marchés durables.
3. Promotion de la pêche artisanale durable
• Comités de gestion de zones de pêche artisanale (comités de cogestion) s’engagent à respecter les zones de repos biologique, limiter les engins prohibés, et participer à la surveillance locale des Aires Marines Protégées (AMP).
• Organisations de pêcheurs développent des chartes volontaires de pêche responsable.
4. Partenariats entre ONG et collectivités territoriales
• ONG environnementales (nationales et internationales) soutiennent les collectivités locales dans la planification environnementale, l’aménagement des espaces verts, la gestion des déchets et la sensibilisation écologique.
• Mise en place de plateformes territoriales de concertation biodiversité où les communes, la société civile et les acteurs privés planifient ensemble.
5. Initiatives privées pour la biodiversité
• Entreprises privées intègrent des engagements volontaires de réduction d’impacts, notamment dans les secteurs tourismes, mines et agriculture (reboisement, protection des zones sensibles, financement de micro-projets).
• Développement de produits et services durables (écotourisme communautaire, circuits courts, labels verts).
6. Mobilisation des jeunes et acteurs éducatifs
• Écoles, universités et associations de jeunes mènent des actions de sensibilisation, d’éducation à la nature et des campagnes de plantation, contribuant à renforcer la conscience écologique et les compétences locales.
• Création de clubs biodiversité dans les établissements scolaires.
7. Soutien des donateurs et programmes de financement
• Fondations, bailleurs et projets partenaires financent des initiatives locales de conservation, d’écotourisme, de gestion durable des terres et de valorisation des services écosystémiques.
• Mise en place de mécanismes de micro-financement verts pour les initiatives communautaires.
8. Plateformes de partage de savoirs et d’innovation
• Réseaux de praticiens et ONG organisent des échanges de savoirs traditionnels et scientifiques sur la gestion durable, favorisant l’adoption des bonnes pratiques.
• Développement de observatoires citoyens de la biodiversité alimentés par la science participative.
9. Intégration des savoirs traditionnels
• Les communautés autochtones et locales s’engagent à préserver, documenter et transmettre leurs savoirs traditionnels en matière de gestion durable des ressources (pharmaco-peuplement, pratiques agroécologiques autochtones).
• Valorisation de ces savoirs dans les stratégies locales de gestion de la biodiversité.
10. Engagements en termes de gouvernance et transparence
• Certaines plateformes de la société civile s’engagent à suivre l’application des politiques publiques en matière de biodiversité et à faire pression pour l’application des normes environnementales.
• Participation aux instances locales de gouvernance environnementale (conseils municipaux, comités de gestion).
1. Ressources financières
Bien que des efforts aient été engagés à travers des financements nationaux et l’appui de partenaires techniques et financiers, les ressources restent insuffisantes pour :
Un renforcement de l’accès aux mécanismes internationaux (FEM, Fonds climat, financements biodiversité) et au financement privé durable est nécessaire.
2. Renforcement des capacités techniques et institutionnelles
Des besoins subsistent en :
3. Transfert de technologies et innovation
L’accès à des technologies adaptées est nécessaire pour :
4. Renforcement du cadre réglementaire et de son application
Des efforts supplémentaires sont requis pour :
5. Gouvernance et coordination intersectorielle
Une meilleure coordination pangouvernementale et une implication accrue du secteur privé et de la société civile sont nécessaires afin d’assurer une cohérence entre développement économique et conservation.
6. Sensibilisation et changement de comportements
Des moyens additionnels sont requis pour :