Au Maroc, la logique de conservation de la biodiversité est assurée à travers diverses mesures de conservation efficaces, qui forment un réseau robuste de gestion et de protection à la fois de la faune et des habitats naturels. Nous citons par exemple :
Les Aires Protégées (AP), comme les parcs nationaux et les réserves naturelles, sont des zones clairement délimitées, réglementées par des lois gouvernementales pour protéger la biodiversité et les ressources naturelles.
Outre, le Maroc dispose de 4 RB reconnues par l’UNESCO assurant les 3 fonctions de conservation, de développement et d’appui logistique dans leur territoire.
Les SIBE constituent un dispositif national sous forme de réseau, capable d’assurer la protection et la pérennisation des principaux écosystèmes marocains. Ces sites représentent un échantillon de la totalité d’écosystèmes naturels, et s’avèrent un outil fonctionnel pour donner un véritable sens au patrimoine naturel national, en lui reconnaissant un rôle à la hauteur de ses exceptionnelles qualités et en lui assignant une gestion basée sur la structuration d'un "ESPACE", en fonction d'une zonation par objectifs qui puisse distribuer rationnellement les différentes vocations, au sein d'un ensemble intégré au contexte local, tant écologique que humain et économique.
Les Réserves Permanentes de Chasse sont des zones où la chasse est interdite constituant ainsi des espaces de quiétude pour la conservation et le développement espèces, tandis que les Zones de Repos Biologique sont utilisées pour permettre aux populations de faune sauvage de se régénérer, souvent pendant des périodes où les espèces sont particulièrement vulnérables, comme durant la reproduction.
En outre, les réserves de faune qui sont des enclos renfermant des populations sauvages en semi-captivités servant en guise de support pour les programmes de réhabilitation des espèces de faune menacées de disparition et de réintroduction des espèces disparues.
La Réserve du Cap Blanc, spécifiquement dédiée à la protection du phoque moine, illustre comment des zones spécifiques sont dédiées à la conservation d'espèces menacées. Les Aires Marines Protégées (AMP) et les Zones Économiques Exclusives (ZEE) jouent également un rôle crucial en protégeant les écosystèmes marins et côtiers, en régulant l'utilisation des ressources marines et en favorisant la recherche scientifique.
En outre, le Maroc a établi des Zones de Fermeture Permanentes ou Temporelles, souvent situées dans des régions critiques comme les zones de frayères et de ponte, pour protéger les cycles de vie des espèces aquatiques et assurer la durabilité de leurs populations.
Les Zones de Protection pour les Mammifères Marins et Autres Espèces, telles que les élasmobranches, les tortues marines et les oiseaux marins, sont spécialement désignées pour la conservation de la faune marine. Ces zones aident à minimiser les impacts des activités humaines et à maintenir les populations de ces espèces souvent en danger.
Enfin, les Aires et Territoires du Patrimoine Autochtone et Communautaire (APAC) représentent une approche participative à la conservation, où les communautés locales gèrent leurs ressources naturelles de manière durable, tout en préservant leur mode de vie et leurs traditions.
Les Parcs Nationaux au Maroc sont des zones terrestres ou terrestres et marines protégées qui jouent un rôle clé dans la conservation de la biodiversité. Ils sont gérés pour protéger des écosystèmes significatifs et offrir un habitat sûr pour de nombreuses espèces menacées.
Les Aires Marines Protégées (AMP) sont essentielles pour la protection des écosystèmes marins et côtiers du Maroc. Ces aires régulent l'exploitation des ressources marines, protègent les habitats marins cruciaux comme les récifs coralliens et les herbiers marins, et assurent la conservation des espèces aquatiques. Les AMP aident à maintenir la biodiversité marine, à favoriser la pêche durable et à protéger les zones contre les impacts négatifs des activités humaines.
| Global Targets | Degree of Alignment |
GBF-T03. 30% of areas are effectively conserved GBF-T03. 30% of areas are effectively conservedEnsure and enable that by 2030 at least 30 per cent of terrestrial, inland water, and of coastal and marine areas, especially areas of particular importance for biodiversity and ecosystem functions and services, are effectively conserved and managed through ecologically representative, well-connected and equitably governed systems of protected areas and other effective area-based conservation measures, recognizing indigenous and traditional territories where applicable, and integrated into wider landscapes, seascapes and the ocean, while ensuring that any sustainable use, where appropriate in such areas, is fully consistent with conservation outcomes, recognizing and respecting the rights of indigenous peoples and local communities, including over their traditional territories. | High |
GBF-T02. 30% of degraded areas are under effective restoration GBF-T02. 30% of degraded areas are under effective restorationEnsure that by 2030 at least 30 per cent of areas of degraded terrestrial, inland water, and coastal and marine ecosystems are under effective restoration, in order to enhance biodiversity and ecosystem functions and services, ecological integrity and connectivity. | High |
GBF-T04. Threatened species are recovering, genetic diversity is being maintained and human-wildlife conflict is being managed GBF-T04. Threatened species are recovering, genetic diversity is being maintained and human-wildlife conflict is being managedEnsure urgent management actions to halt human induced extinction of known threatened species and for the recovery and conservation of species, in particular threatened species, to significantly reduce extinction risk, as well as to maintain and restore the genetic diversity within and between populations of native, wild and domesticated species to maintain their adaptive potential, including through in situ and ex situ conservation and sustainable management practices, and effectively manage human-wildlife interactions to minimize human-wildlife conflict for coexistence. | Medium |
GBF-T08. Minimize impacts of climate change and ocean acidification including through nature-based solutions and/or ecosystem-based approaches GBF-T08. Minimize impacts of climate change and ocean acidification including through nature-based solutions and/or ecosystem-based approachesMinimize the impact of climate change and ocean acidification on biodiversity and increase its resilience through mitigation, adaptation, and disaster risk reduction actions, including through nature-based solution and/or ecosystem-based approaches, while minimizing negative and fostering positive impacts of climate action on biodiversity. | |
GBF-T10. Areas under agriculture, aquaculture, fisheries and forestry are managed sustainably GBF-T10. Areas under agriculture, aquaculture, fisheries and forestry are managed sustainablyEnsure that areas under agriculture, aquaculture, fisheries and forestry are managed sustainably, in particular through the sustainable use of biodiversity, including through a substantial increase of the application of biodiversity friendly practices, such as sustainable intensification, agroecological and other innovative approaches contributing to the resilience and long-term efficiency and productivity of these production systems and to food security, conserving and restoring biodiversity and maintaining nature’s contributions to people, including ecosystem functions and services . | High |
GBF-T11. Nature’s contributions to people are restored, maintained and enhanced GBF-T11. Nature’s contributions to people are restored, maintained and enhancedRestore, maintain and enhance nature’s contributions to people, including ecosystem functions and services, such as regulation of air, water, and climate, soil health, pollination and reduction of disease risk, as well as protection from natural hazards and disasters, through nature-based solutions and/or ecosystem-based approaches for the benefit of all people and nature. | High |
Pour la concrétisation de l’objectif proposé, il nécessite un accès substantiel aux ressources financières et une approche pansociétale impliquant le gouvernement, les ONG, les communautés locales, le secteur privé, etc.
Cet objectif va dans le même sens aussi avec les accords internationaux liés à la biodiversité tels que la Convention sur la diversité biologique (CDB) et le Protocole de Nagoya, assurant que les actions nationales respectent les engagements mondiaux en matière de conservation. Ceci renforce la crédibilité et l'efficacité des initiatives de conservation au Maroc.
A noter aussi que l'implication des populations locales est essentielle pour le succès des initiatives de conservation liés à cet objectif. Le respect de leurs droits et la reconnaissance de leurs contributions garantissent que les mesures de conservation sont justes, équitables et culturellement appropriées. Leur savoir traditionnel enrichit les pratiques de gestion durable des ressources naturelles.
L'objectif adopte dans sa reformulation une approche écosystémique, qui considère les interactions complexes entre les différents composants des écosystèmes. Elle permet de maintenir la fonctionnalité et la résilience des écosystèmes, assurant la durabilité à long terme des habitats naturels. Cette approche va de soit avec la prise en compte l'équité intergénérationnelle en préservant les ressources naturelles pour les générations futures
Cet objectif tel qu’il est reformulé est fortement aligné avec les cibles 2 et 3 du CMB. Il répond aux dispositions de la cible 3 en élargissant et en gérant ses aires protégées et en intégrant les OECM, qui offrent une flexibilité pour inclure des zones gérées de manière à conserver efficacement la biodiversité tout en permettant certaines utilisations durables. Cet objectif va aussi dans le sens de favoriser également la gestion équitable des aires protégées, impliquant activement les communautés locales et respectant leurs droits.
Par ailleurs, la cible 2, qui concerne la restauration des écosystèmes dégradés, vise à augmenter la résilience des écosystèmes et à améliorer leur contribution aux services écosystémiques. Bien que principalement orientée vers la restauration, cette cible complète l'effort de conservation de la cible 3, car les zones protégées et les OECM peuvent également jouer un rôle crucial dans la restauration des habitats naturels. L’objectif proposé contribue implicitement à la réduction des pressions exercée sur ses écosystèmes, permettant ainsi aux zones dégradées de récupérer naturellement leur état normal.
En d’autres terme, cet objectif, montre l’ambition du Maroc également son engagement envers la protection et la restauration de ses précieux écosystèmes terrestres et marins, qui sous-tend une gestion plus large et interconnectée des paysages naturels, renforçant l’interconnexion de ces écosystèmes tout en respectant les pratiques traditionnelles et les droits des communautés locales.
Cet objectif proposé s'aligne aussi avec les cibles 4, 8, 10 et 11 du Cadre mondial de biodiversité de Kunming-Montréal. Cet objectif aide à prévenir l'extinction des espèces menacées (cible 4) en protégeant leurs habitats, réduit la pollution (cible 8) en régulant les sources de pollution dans ces zones, et renforce la résilience au changement climatique (cible 10) en offrant des habitats connectés permettant aux espèces de s'adapter aux changements environnementaux. De plus, il maintient les services écosystémiques essentiels (cible 11) en préservant des écosystèmes sains et fonctionnels qui régulent l'eau, séquestrent le carbone et préviennent l'érosion.
Moyens de mise en œuvre disponibles :