Cet objectif vise à rendre les écosystèmes, comme les forêts, les rivières et les océans, en meilleure santé en améliorant leur état de conservation de 20 % d'ici 2030. Ainsi, il prévoit d'augmenter le nombre et la superficie des aires protégées, c’est-à-dire des zones où la nature est protégée contre les activités humaines qui pourraient la dégrader. Dans ce cadre, les AMCEZ constituent un pilier complémentaire à la mise en œuvre de la SPANB pour atteindre la cible 30×30. L’augmentation de la superficie et du nombre des espaces protégés incluent donc des parcs nationaux, des réserves marines, les Autres Mesures de Conservations Efficace par Zone (AMCEZ), etc. qui sont des aires importantes pour la conservation de la biodiversité. Ce qui signifie qu'elles abritent de nombreuses espèces animales et végétales. D’ici à 2030, l'objectif doit permettre d’avoir 30 % des zones terrestres et maritimes sous une protection efficace.
| Global Targets | Degree of Alignment |
GBF-T03. 30% of areas are effectively conserved GBF-T03. 30% of areas are effectively conservedEnsure and enable that by 2030 at least 30 per cent of terrestrial, inland water, and of coastal and marine areas, especially areas of particular importance for biodiversity and ecosystem functions and services, are effectively conserved and managed through ecologically representative, well-connected and equitably governed systems of protected areas and other effective area-based conservation measures, recognizing indigenous and traditional territories where applicable, and integrated into wider landscapes, seascapes and the ocean, while ensuring that any sustainable use, where appropriate in such areas, is fully consistent with conservation outcomes, recognizing and respecting the rights of indigenous peoples and local communities, including over their traditional territories. | High |
GBF-T22. Ensure participation, justice, and rights for indigenous peoples and local communities, women, youth persons with disabilities and environmental defenders GBF-T22. Ensure participation, justice, and rights for indigenous peoples and local communities, women, youth persons with disabilities and environmental defendersEnsure the full, equitable, inclusive, effective and gender-responsive representation and participation in decision-making, and access to justice and information related to biodiversity by indigenous peoples and local communities, respecting their cultures and their rights over lands, territories, resources, and traditional knowledge, as well as by women and girls, children and youth, and persons with disabilities and ensure the full protection of environmental human rights defenders. | Medium |
Contribution et droits des peuples autochtones et des communautés locales
Cette considération est prise en compte à travers la création et le renforcement de comités locaux de gestion participative des AMCEZ et des KBA, ainsi que par la sécurisation des droits fonciers et d’usage. Ces mesures traduisent une reconnaissance du rôle des communautés dans la gouvernance des espaces conservés. En intégrant les acteurs locaux dans les structures décisionnelles et en protégeant leurs droits d’usage, l’Objectif 3 aligne la conservation avec les dynamiques territoriales et sociales locales, conformément au principe de participation pleine et effective.
Approche pangouvernementale et pansociétale
L’Objectif 3 prévoit l’élaboration de textes réglementaires nationaux, l’intégration des AMCEZ dans le dispositif juridique ivoirien et l’implication d’acteurs locaux dans la gestion. Cette structuration institutionnelle montre que la conservation n’est pas uniquement technique, mais qu’elle mobilise différents niveaux de gouvernance – national et local. La biodiversité est ainsi intégrée dans le système administratif et juridique, ce qui reflète une approche pangouvernementale.
Contexte, priorités et capacités nationales
La cartographie des KBA à l’échelle nationale, la reconnaissance des zones à potentiel de conservation et leur intégration progressive dans le cadre juridique ivoirien démontrent une adaptation des engagements internationaux aux priorités écologiques nationales. L’Objectif 3 cible des espaces jugés stratégiques pour la biodiversité du pays, traduisant une appropriation nationale des objectifs mondiaux.
Science et innovation
L’utilisation d’outils techniques tels que la cartographie des KBA et l’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées à l’aide de l’outil IMET illustre le recours à des instruments scientifiques pour orienter la prise de décision. La planification du réseau de conservation repose ainsi sur des données écologiques et des outils d’évaluation reconnus, en cohérence avec la considération de la Section C relative à la science et à l’innovation.
Approche écosystémique
Le renforcement d’un réseau cohérent d’aires protégées, d’AMCEZ, de réserves de biosphère et de KBA traduit une gestion à l’échelle des écosystèmes plutôt qu’à celle de sites isolés. Cette logique de réseau contribue au maintien de l’intégrité écologique, à la conservation des habitats et à la protection des processus écologiques. L’Objectif 3 s’inscrit ainsi dans une vision intégrée et systémique de la conservation.
Cohérence avec les instruments internationaux
La promotion de réserves de biosphère, de sites du patrimoine mondial naturel et de géoparcs mondiaux, ainsi que l’extension du label liste verte, montrent une volonté d’aligner les dispositifs nationaux avec des mécanismes internationaux reconnus. Cette articulation renforce la cohérence entre la stratégie nationale et les cadres multilatéraux relatifs à la biodiversité.
CIBLE 3 – Conserver au moins 30 % des terres, eaux et mers
Zones protégées
L’Objectif 3 prévoit le surclassement de forêts classées en réserves naturelles, la création de nouvelles aires marines protégées, ainsi que l’extension du label liste verte. Ces actions correspondent directement au renforcement et à l’expansion des zones protégées formellement reconnues, conformément à l’exigence centrale de la Cible 3.
Autres mesures efficaces de conservation par zone (AMCEZ)
La promotion, l’identification et l’intégration juridique des AMCEZ, ainsi que la mise en place de comités locaux de gestion participative, traduisent une prise en compte explicite de cette composante de la Cible 3. L’Objectif 3 ne se limite donc pas aux aires protégées classiques, mais inclut d’autres dispositifs de conservation reconnus au niveau international.
Territoires autochtones et traditionnels
La sécurisation des droits fonciers et d’usage dans les AMCEZ et la création de comités locaux de gestion participative témoignent d’une reconnaissance des dynamiques territoriales locales. Cela correspond à la composante de la Cible 3 relative à la reconnaissance des territoires gérés par les communautés.
Zones d’importance particulière pour la biodiversité
La cartographie des KBA (Key Biodiversity Areas) à l’échelle nationale et la restauration des superficies dégradées des KBA traduisent une priorisation des zones à forte valeur biologique, en cohérence avec l’exigence de cibler les zones d’importance particulière pour la biodiversité.
Gestion efficace et gouvernance équitable
L’élaboration de textes réglementaires, l’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées (outil IMET) et la mise en place de comités locaux contribuent à assurer une gestion structurée, suivie et participative, répondant à la dimension d’efficacité et de gouvernance équitable de la Cible 3.
Connectivité écologique
Bien que la connectivité ne soit pas explicitement mentionnée, le renforcement du réseau d’aires protégées et la reconnaissance des KBA contribuent indirectement à la cohérence spatiale et à la continuité écologique du territoire.
CIBLE 22 – Participation et inclusion
Participation pleine et effective des communautés locales
La création et le renforcement de comités locaux de gestion participative des AMCEZ et des KBA traduisent une implication directe des communautés dans les processus décisionnels liés à la conservation.
Reconnaissance des droits sur terres et ressources
La sécurisation des droits fonciers et d’usage dans les AMCEZ constitue une prise en compte explicite des droits des communautés sur leurs territoires et ressources naturelles, en cohérence avec la Cible 22.
Accès à l’information et transparence
L’élaboration de textes réglementaires et la structuration juridique des dispositifs de conservation favorisent la transparence institutionnelle et clarifient les mécanismes de gouvernance, contribuant indirectement à l’accès à l’information.
Approche inclusive de la conservation
L’intégration des communautés dans les dispositifs de gestion traduit une approche de conservation plus inclusive, bien que l’objectif ne mentionne pas explicitement les groupes vulnérables ou les mécanismes formels d’accès à la justice.