La biodiversité représente une immense variété d’espèces animales et végétales de la planète, ainsi que les gènes constitutifs de ces espèces, mais aussi tous les espaces qu’elle habite et dont elle en dépend. Au Burundi, on la trouve dans différents types d’écosystèmes dont plusieurs d’entre eux sont dans le système d’aires protégées réparties sur tout le territoire. En effet, la protection de la biodiversité est donc une priorité pour assurer la survie de nombreuses espèces et la préservation de la richesse de la vie sur Terre. En ratifiant la Convention sur la Diversité Biologique en 1997, le Burundi s’était donc engagé à prendre des mesures pour la conservation de la biodiversité et ainsi maintenir les biens et services qu’elle offre aux populations d’où la préservation de la biodiversité s’avère nécessaire au maintien des capacités de résistance, de résilience et d’adaptation de l’environnement au changement climatique. Par ailleurs, à travers la « Vision Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 », il est bien stipulé que le Burundi sera un pays qui préserve et valorise sa biodiversité et l’environnement. Ceci témoigne de l’engagement du pays à consacrer beaucoup d’efforts en matière de conservation de la biodiversité. Cependant, cette biodiversité est menacée par divers facteurs dont les plus importants sont la déforestation, la pollution, la surexploitation des ressources naturelles, les feux de brousses, le braconnage, l’urbanisation anarchique et le changement climatique. Ainsi, ce sont les modes de vie et les systèmes économiques qui sont en cause. En effet, la dégradation de la biodiversité engendre des conséquences désastreuses pour notre sécurité alimentaire, notre sécurité physique, notre subsistance et notre santé et surtout, une menace croissante pour notre planète. Or, cette dernière est notre support de vie, notre seule et unique maison. Si nous voulons une planète durable, nous devons nous fixer des objectifs très ambitieux, et nous devons surtout et avant tout agir, ensemble, sans perdre de temps, et ne pas regarder ailleurs pendant que notre maison brûle. Sans une véritable « transformation culturelle et spirituelle », nous ne serons pas en mesure de préserver notre planète pour les générations futures. La présente Stratégie et Plan d’Action Nationaux de la Biodiversité (SPANB) constitue tout d’abord une obligation internationale au titre de la Convention sur la diversité biologique, adoptée à Rio de Janeiro le 22 mai 1992. Elle s’inscrit également dans le cadre des engagements internationaux en faveur de la biodiversité dont le Burundi est Partie. Par ailleurs, l’élaboration de cette stratégie nationale de la biodiversité (3ème génération), coïncide avec une profonde transformation du cadre international en matière de biodiversité traduite dans le nouveau cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal adopté en décembre 2022. Il est donc crucial de mettre en œuvre des mesures pour préserver et restaurer la biodiversité notamment en créant d’autres aires protégées et en mettant en place des pratiques durables en agriculture et en gestion des ressources naturelles. Ainsi, chacun de nous a un rôle à jouer dans la conservation de la biodiversité, notamment en faisant des choix de consommation plus durables, en contribuant à des initiatives de conservation locales ou en sensibilisant notre entourage à l'importance de la biodiversité.
Ministère de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Elevage
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| Français | Stratégie et Plan d’Actions Nationaux sur la Biodiversité 2021-2030.pdf | |
| Français | Site web CHM-Burundi |