La Côte d’Ivoire compte plusieurs écosystèmes terrestres dont des eaux intérieures, marines, côtières et zones humides particulières. Ceux-ci abritent 3790 espèces végétales, 6994 espèces animales, 101 espèces de virus, 1234 genres bactériens dans les sols. Parmi ces espèces, l’on dénombre 4556 espèces aquatiques. L’endémisme chez les végétaux est représenté par 62 espèces endémiques ivoiriennes, 470 espèces endémiques ouest africaines et plusieurs espèces sassandriennes. En ce qui concerne les animaux terrestres, quatre groupes comptent des espèces endémiques : batraciens (3 espèces), mammifères (20 espèces), myriapodes (78 espèces) et arachnides (17 espèces). La liste de l’UICN consigne 96 espèces de Vertébrés menacées, notamment des amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. La diversité génétique en Côte d'Ivoire couvre les plantes, les animaux domestiqués, et la faune sauvage. Chez les plantes, de grandes avancées ont été réalisées avec des hybrides de cacao, café, coton, et hévéa, visant des rendements élevés et une meilleure résistance aux maladies. Le patrimoine génétique des cultures vivrières, comme le riz et le maïs, est riche, avec de nombreuses accessions collectées. Selon l’inventaire national de la forêt et de la faune de 2019, la superficie de la forêt en Côte d’Ivoire est estimée en 2020 à 2,97 millions d’hectares, soit 9,2 % de la surface totale du territoire, dont 2,88 millions d’hectares de forêt naturelle et un peu plus de 92 000 ha de reboisement. Malheureusement, ces mesures de sauvegarde s’avèrent moins efficaces à causes des menaces, des faiblesses et insuffisances liées à la gestion durable de la biodiversité.
En ce qui concerne les menaces, elles sont aussi bien naturelles qu’anthropiques. Les menaces naturelles comprennent le changement climatique, l’érosion côtière, l’envahissement des milieux naturels par les espèces exotiques et les épizooties. Quant aux menaces anthropiques, elles sont dominées par la surexploitation, les prélèvements frauduleux, la pollution, la destruction des habitats et les causes structurelles telles que la pauvreté, la faiblesse des capacités conceptuelles et opérationnelles.
Pour inverser la tendance de la perte de la biodiversité qui se dégage de ce diagnostic, la Stratégie et Plan d'Actions Nationaux pour la Biodiversité2025-2030, porte la vision suivante : « D’ici à 2050, la biodiversité est restaurée, valorisée, gérée durablement en vue de préserver la santé des écosystèmes pour la pérennité des services nécessaires à l’amélioration de la qualité de vie des communautés nationales ».
La stratégie est organisée autour d’une chaine de résultat portant sur six impacts, chacun décliné en effet. Afin d’assurer une mise en œuvre efficace de la Stratégie et du Plan d’Actions Nationaux pour la Biodiversité, un cadre de suivi-évaluation a été élaboré. Il met en cohérence les résultats attendus et les indicateurs et constitue un outil clé pour le pilotage, l’évaluation des progrès réalisés et l’ajustement des actions en fonction des enjeux émergents liés à la biodiversité. Ce cadre permettra d’assurer un suivi continu, de faciliter la prise de décision, de garantir la transparence et la responsabilité, d’aligner les efforts nationaux sur les engagements internationaux notamment le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Les quatre types d’indicateurs sont les indicateurs de suivi de l’exécution, les indicateurs de produits, les indicateurs d’effets et les indicateurs d’impact.
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